La République du centre - 13 mai 2005

Au château de la Motte-Sanguin, le ton monte d'un cran

Les opposants au projet de la mairie ont constitué une association.

Ça y est. Les opposants au projet de la mairie sur le devenir de la Motte-Sanguin se sont réunis, mercredi soir, pour se constituer en association. Les objectifs ont été définis, après quelques balbutiements, auxquels a mis fin, non sans humour, Michel Coville, futur président : "Comme dirait Olivier Carré : on est tous d'accord !"

De fait, dans les discussions, le premier adjoint au maire apparaissait comme l'homme à abattre. Et dans la rhétorique de la future association, il y a bien "eux", la mairie, et "nous", les citoyens. Car les partisans d'une solution alternative au projet immobilier privé se veulent représentatifs "de Orléanais désireux de protéger le patrimoine architectural, urbain et naturel de leur ville". L'objectif, à terme, est de collaborer à la défense d'autres bâtiments, comme l'ancien évêché ou l'église Saint-Euverte.

Mais pour l'instant, c'est bien la Motte-Sanguin qui est au cœur des préoccupations. Plus précisément, le parc et le château. Le parc, d'abord, parce que c'est l'un des rares dans Orléans intra-muros. En effet, Orléans est la ville ligérienne qui dispose du moins d'espaces verts. Et le quartier Bourgogne, dans cette zone, est plutôt gris. Dans le projet présenté, resterait publique une part minime, qui se réduirait à de grandes allées.

Revoir le projet dans sa globalité

Le château est aussi dans le collimateur, parce qu'il est classé monument historique et qu'il devrait, selon ses défenseurs, rester dans le patrimoine de la ville ou au moins rester accessible au public. Il y a aussi un problème de cohérence avec le parc. D'ailleurs, la volonté est affichée de revoir le projet immobilier dans sa globalité, et non de faire des aménagements à la marge, car les buts essentiels ne pourraient être atteints.

Reste à savoir ce qu'on ferait du château. Chacun y va de son idée : un musée, un restaurant, une maison de retraite... Ce qui est sûr, c'est que l'opposition au projet prend de l'assurance.


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