L'abcès crevé, les riverains de la Motte-Sanguin entament les négociations
La réunion de mardi soir a permis d'exprimer un
mécontentement.
La question des espaces verts est actuellement celle
qui avance le mieux.
Dans le flot des diverses critiques, la réunion publique de mardi soir sur le devenir de la Motte-Sanguin a permis d'y voir plus clair. Une première chose à clarifier : les deux discussions sur le sujet ont réuni autant de monde, soit une cinquantaine de personnes.
Mais alertés par la polémique lancée par Michel Coville dans les colonnes de La Rép' (notre édition du 9 mars), les mécontents étaient bien plus nombreux que le 4 février dernier.
Le projet, rappelons-le, consiste à céder une partie du parc moyennant 1,5 millions d'euros, à un promoteur. Celui-ci projette de rénover le château et de construire des immeubles ainsi qu'un hôtel-restaurant. Une partie du parc serait transformée en promenade avec un belvédère au milieu.
Deux motifs d'opposition
On peut
aujourd'hui distinguer deux profils d'opposants au projet. D'une part, des
riverains qui aimeraient que cet espace vert soit préservé. D'autre part, des
Orléanais qui s'opposent à la cession par la municipalité du château, classé
monument historique.
Les riverains sont prêts à négocier, tout comme le promoteur. Ils ont d'ailleurs déjà obtenu une avancée, lors de la première réunion : l'entrée du parc au nord de la rue de Solférino devrait rester publique.
La réduction des espaces verts, elle, est actuellement au coeur des débats : les immeubles prévus au nord du parc pourraient ne pas voir le jour. Olivier Carré, habitué du genre est confiant dans l'avenir des négociations.
Mise en valeur du château
Le maintien
du château dans le patrimoine de la ville, lui, est nettement moins probable et
surtout beaucoup plus polémique. "Croyez bien qu'on a envisagé d'autres
projets !", souligne le prmier adjoint au maire.
En effet, ce qui prime aujourd'hui, c'est la mise en valeur du monument qui coûterait bien trop cher à la ville.
Et si elle n'est pas politisée, la question n'en est pas moins politique : il s'agit de "ne pas déposséder les Orléanais de ce bâtiment de facture exceptionnelle", comme le résume Michel Coville.
Le projet d'une association est en cours. Mais pour convaincre la municipalité, il faudra avancer des arguments de poids.