Orléans Mag - mars 2010

Dans son édition de mars 2010 Orléans Magazine dresse avec M. Olivier Carré le bilan et les perspectives de la politique d'urbanisme de la ville.

En pages 18 et 19 sont présentées les opérations en cours et à venir.

En N° 20, des opérations à venir, on reparle de la Motte-Sanguin.

Rappelons

  • que le projet de "réhabilitation du site de la Motte-Sanguin" a été initié par la municipalité en février 2005,
  • que ce projet a fait l'objet de deux recours dont, après jugement du 18 juin 2007, l'action s'est éteinte le 18 août 2007 car il n'y a pas eu d'appel,
  • que le maire a signé fin novembre 2007 avec la société OGIC une promesse de vente stipulant que cette vente devait intervenir au plus tard le 30 septembre 2008,
  • que les permis de construire ont été délivrés les 21 et 27 décembre 2007,
  • que la vente n'est pas faite.

À ce jour, même si M. Olivier Carré n'en convient qu'à demi-mot, le projet est planté. La société OGIC s'en est désengagée d'abord en essayant de vendre par lots, sans en être propriétaire !, l'école d'artillerie, futur hôtel 4 étoiles, et maintenant en abandonnant complètement le projet.

Il va falloir trouver un autre "investisseur". Dans les circonstances actuelles de crises financière et immobilière y aura-t-il beaucoup de candidats ?

Tout est remis aux calendes grecques. Le château est promis à continuer à pourrir sur place de longues années et pourquoi pas jusqu'à sa ruine complète. Il semble en effet que même l'État ne puisse contraindre la Ville à faire les travaux de restauration de ce monument historique alors qu'il en aurait la possibilité s'il s'agissait d'un propriété privée !

En tout état de cause pour la Ville c'est "faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais" : propriétaires privés de l'intra mail je vous enjoins de ravaler vos façades mais moi je ne ravale pas les miennes.

 

Ne serait-il pas grand temps que la municipalité prenne conscience

  • que son projet est plus que jamais plombé par le coût de la restauration du château,

  • que si elle veut réellement sauver le château de la Motte-Sanguin il faut que le château et son parc reviennent dans le domaine public,

  • qu'elle doit prendre en charge la restauration du château et la réhabilitation de son parc, avec l'aide, qui n'a jamais été demandée, de l'État, des collectivités territoriales, de l'Agglo et, pourquoi pas, d'éventuels mécènes ?